Chroniques australiennes


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Adelaide, des parcs et du calme

Une fois n’est pas coutume, ce billet va avoir la forme d’une sorte de carnet de voyage quotidien. La durée de mon séjour (5 jours pleins du jeudi au lundi) à Adelaide s’y prête bien, mais cela sera un peu plus long que d’habitude.

Je prends donc à nouveau Tiger Airways pour aller à Adelaide, mais cette fois-ci l’endroit où on récupère les bagages est un peu moins « artisanal », c’est dans un vrai terminal ! Après avoir réglé l’heure sur mon portable (il y a une demi-heure en moins ici), je prends le bus pour le centre ville, ce qui me coûte 5$, ça change des 17$ de Melbourne ! Bref, j’arrive dans le centre, trouve rapidement mon hostel (le YHA Central) et, après avoir posé mes affaires, vais faire un tour dans la ville.

Eh bien ça change vraiment de Melbourne ! A 19h30 dans le CBD de Melbourne, il y a plein de monde dans les rues, ici c’est plutôt mort, les grandes et larges avenues sont vides et tous les magasins et beaucoup de restaurants sont fermés. Je marche encore un peu et finis par trouver un Coles où j’achète de quoi me faire des pâtes et je retourne cuisiner dans mon backpack. Après un repas simple et peu goûteux (je n’avais pas de sel, et les pâtes sans sel c’est pas top…) je vais dans ma chambre et fais connaissance avec le couple Suisse Allemand qui la partage avec moi. Ils font un petit tour du monde (sans l’Afrique) et sont très sympas. À noter que dans ce backpack également les prises de courant sont une denrée rare : seulement deux dans la chambre, situées à côté de la porte (donc loin des lits), c’est pas super pratique pour recharger les batteries de ses divers appareils portables… J’essaie sans vraiment de succès de trouver un autre spot dans l’hostel et finis par recharger mon portable dans la chambre tout en papotant avec mes colocs, ce qui n’est finalement pas plus mal :)

Le lendemain, sous la recommandation des Suisses, je pars visiter l’usine de la chocolaterie Haighs, située dans le sud du CBD. La visite est intéressante et gratuite. Ils sont en train de faire les chocolats de pâques, avec entre autres un bilby en chocolat (un marsupial qui ressemble un peu à un lapin), dont une partie du prix est reversée à une association en vue de leur sauvegarde. J’y rencontre un couple de français, Isabelle et Hugues, qui font un road-trip Australien en 4x4. On parle pendant quelques heures sans vraiment voir le temps passer, puis on va vers Chinatown faire quelques courses (j’y achète des mochi pas mauvais du tout) avant d’aller voir la cathédrale d’Adelaide. Elle est fermée mais tout de même assez jolie de l’extérieur. Par contre la ville est à nouveau complètement morte, et il n’est que 18h… Il fait pourtant un temps magnifique, nous sommes dans un joli parc, dans un quartier avec des restaurants, et il n’y a pas un chat dans les rues. C’est vraiment étrange à voir, à croire que tous les habitants sont calfeutrés chez eux une fois rentrés du travail… On passe devant un endroit avec de la musique Jazz en extérieur qui a attiré une « foule » d’une dizaine de personnes. Le contraste avec Melbourne est encore une fois saisissant ! On retourne ensuite tranquillement vers leur 4x4 puis on va se poser dans un autre parc où on s’installe à un barbecue public pour manger nos ramen. Eh oui, ici il y a un peu partout des barbecues (électriques ou à gaz) à disposition des gens qui veulent, ce qui est bien pratique pour se faire à manger ! Le parc est évidemment désert, hormis les quelques possums qui vagabondent dans les arbres et sont notre seule compagnie (si l’on excepte deux vélos qui sont passés pendant les deux bonnes heures où nous étions posés). Je rentre avec le tram gratuit qui remonte la principale artère de la ville et me dépose pas loin de mon hostel, ce qui est tout de même assez agréable !

Le lendemain, je retrouve Isabelle et Hugues au niveau d’une boutique d’opales qui offre des broches en forme de kangourou serties d’une petite opale aux personnes qui présentent un fascicule que m’a opportunément passé Isabelle… Après avoir récupéré la broche, nous allons vers le South Australia Museum, un musée gratuit qui présente l’histoire des aborigènes locaux ainsi que les espèces animales des environs. Nous arrivons cinq minutes avant la visite guidée et décidons d’attendre le guide afin d’en profiter ! À l’heure dite (11h) il n’y a toujours que nous, nous avons donc droit à une visite presque privée du musée par un professeur d’histoire qui nous avoue tout de suite être plus intéressé par l’histoire des aborigènes et du continent que par les sciences naturelles. Et ça tombe bien, ce musée a la plus grande collection d’objets aborigènes au monde ! La visite est en tout cas très intéressante ; en plus de l’histoire des aborigènes, un étage est consacré en grande partie à un explorateur de l’antarctique qui a survécu à une expédition mouvementée et plusieurs étages sont dédiés aux animaux et insectes de l’état d’Australie du Sud. Nous terminons la visite dans une des plus petites sections consacrée à l’Égypte que j’ai vu dans un musée, mais qui contient tout de même deux momies en bon état. Nous ressortons pour manger puis revenons pour voir plus tranquillement toutes les parties consacrées aux animaux, avec quelques installations peu ragoutantes. La pire était probablement celle avec une vidéo montrant quelqu’un en train de découper l’estomac d’un kangourou mort depuis peu afin de voir la quantité de parasites qu’il renferme, vidéo accompagnée d’un bocal contenant lesdits parasites dans du formol… Une autre salle du musée contient quelques insectes et reptiles vivants, ainsi qu’une grande collection d’insectes épinglés dans des tiroirs. C’est intéressant et en même temps un peu effrayant d’ouvrir ces tiroirs qui nous montrent tout ce qui peut nous attendre dans les environs. Nous nous séparons après le musée et je passe une soirée tranquille dans l’hostel pendant laquelle je rentabilise bien ma connexion Internet !

Le lendemain le temps est un peu nuageux, mais je me dirige tout de même vers le Mount Lofty, qui offre apparemment une vue assez impressionnante de la ville d’Adelaide. Après un trajet en bus d’une bonne demi-heure, j’arrive en bas de la scenic drive qui mène au sommet. Je me rends compte par contre qu’ils n’ont pas vraiment prévu que des personnes voudraient faire cette ascension à pieds et je suis donc contraint de marcher le long de la route, sur un bas-côté caillouteux et assez désagréable, sans compter que je dois régulièrement changer de côté pour que les voitures me voient suffisamment à l’avance. Et pour couronner le tout, environ à mi-chemin il se met à pleuvoir ! Je ne suis pas du tout équipé pour cela et me met sous les quelques arbres qu’il y a pour éviter le plus gros. Heureusement ce n’est qu’une averse et je reprends rapidement la route vers le sommet. Arrivé là haut, la vue est en effet superbe, Adelaide est dans une sorte de plaine et on voit très loin, jusqu’à la mer. Par contre le temps ne s’améliore pas vraiment et il commence à faire un peu frais. Je mange mon pique-nique en profitant de la vue puis me dirige vers le début des balades à faire. Je décide de faire la balade de 2h aller-retour qui doit m’emmener vers des chutes d’eau en passant par des points de vue sur la plaine. À peine parti, il commence à pleuvoir, doucement au début et de plus en plus fort jusqu’à une averse qui me contraint de rebrousser chemin jusqu’au sommet. La pluie a amené le froid avec elle et je décide d’aller me sécher dans le café attenant. Un long black plus tard, la pluie a cessé et il y a même du soleil ! Mais les nuages sont toujours là en embuscade et je ne suis pas vraiment prêt à affronter une autre averse, je décide donc de redescendre vers l’arrêt de bus. Je n’ai décidément pas de chance avec les points de vue : après les Blue Mountains dans le brouillard, le Mount Lofty sous la pluie… Le retour vers la ville se fait sans encombres et je me retrouve un peu par hasard au Fringe Festival, dans un parc aménagé comme une fête foraine du début 20e, avec ses freak shows, Ferris Wheel et autres chapiteaux renfermant divers spectacles. J’y écoute un bon blues-man simplement accompagné de sa guitare, y mange une frite et, après avoir fait un tour, repars tranquillement en direction de mon backpack. Sur la route, j’essaie de trouver un supermarché ouvert pour m’acheter de quoi me faire à manger ce soir, mais tout est fermé ! Il n’est que 19h un samedi et pas moyen de trouver une grande surface ouverte, elles ferment toutes à 17h. Cette ville est vraiment étonnante… Je finis par aller me prendre un falafel pas mauvais du tout juste à côté du backpack et traîne sur le Net avant d’aller me coucher assez tôt, fatigué par cette journée plutôt contrariante.

Le lendemain je commence par changer de chambre, apparemment c’est leur spécialité dans cette auberge, j’ai parlé avec quelqu’un qui a changé 4 fois de chambre en une semaine… L’avantage c’est que ça va super vite avec juste un sac. Je laisse donc mes affaires à la consigne et vais vers la Library of South Australia. J’appelle le couple de français et on se donne rendez-vous dans une heure, ce qui me laisse le temps d’aller visiter la librairie. Une exposition permanente retrace l’histoire de la région, elle n’est pas extraordinaire, je me dirige donc vers la salle principale et lis quelques magazines en attendant mon rendez-vous. Isabelle et Hugues partent aujourd’hui vers leur prochaine destination, on va donc se prendre de la bouffe à emporter (un wok de riz pour moi, du McDo pour eux) et on se pose au soleil dans un parc du coin. Repas bien agréable, l’ombre est vite la bienvenue : comme d’habitude ici le soleil tape super fort. On se sépare après avoir échangé nos adresses. Je vais ensuite faire quelques courses (je me ferai pas avoir deux fois de suite !) avant de me diriger vers le musée de l’immigration. Gratuit, comme d’habitude ici, ce musée est très agréable à visiter. Après une salle consacrée au premier explorateur à avoir traversé le pays du sud au nord, et avoir vérifié dans le même temps qu’il n’y avait pas de mer intérieure sur ce continent, le reste du musée porte sur la politique migratoire en Australie. Je ne savais pas que jusqu’en 1958 les seuls immigrants acceptés étaient blancs et anglophones. Évidemment la règle n’était pas écrite noir sur blanc. Leur technique était de faire faire une dictée dans une langue qu’ils ne connaissent pas aux gens qu’ils ne souhaitaient pas accueillir. Par exemple un noir venant d’Angleterre, parlant donc parfaitement anglais, se retrouvait à devoir faire une dictée en Hongrois, qu’il ratait évidemment… Cela a changé depuis, mais c’est tout de même loin d’être glorieux ! De retour à l’auberge, je vais dans ma nouvelle chambre et fais connaissance avec la fille et les deux mecs français qui la partagent avec moi. Le couple est venu voir leur pote pour trois semaines et ils font donc un petit tour. Ils ont commencé par Melbourne, sont simplement de passage à Adelaide, ils repartent tôt demain pour aller sur l’île des pingouins juste à côté puis direction le désert.

Le lendemain, dernier jour à Adelaide. Checkout à 10h, je laisse à nouveau mes affaires à la consigne puis me dirige vers la bibliothèque pour profiter de leur accès Internet gratuit de qualité. Après avoir récupéré mes podcasts et lu et répondu à mes mails, je sors chercher à manger. Je trouve juste en face un vendeur de sandwichs faits avec une baguette, ce qui n’est pas courant ici. C’est un peu cher (7,5$ pour un jambon fromage) et le pain n’a pas beaucoup de goût, mais c’est tout de même agréable sur les bords de la rivière Torrens avec un superbe soleil. Après cela, je vais vers l’Art Gallery of South Australia, histoire de finir mon séjour de façon artistique. Gratuit, comme toujours ici, avec une collection permanente intéressante et bien présentée, mélangeant l’art aborigène avec des œuvres européennes classiques et des pièces australiennes contemporaines, on a un assez bon aperçu de la production passée et présente. J’en ressors vers 15h30, à temps pour aller récupérer mon sac puis prendre le bus vers l’aéroport. Le retour se passe bien, hormis un enfant deux rangées devant moi qui hurle dès que ses parents lui mettent la ceinture, autant dire que le décollage et l’atterrissage pourraient être plus agréables… Arrivé à Melbourne il fait bien frais, ce qui change du grand soleil d’Adelaide ! Par contre ma nouvelle coloc est extra : balcon qui donne sur la skyline de Melbourne et sur un grand parc, salle commune très agréable et grande chambre, sans compter que je suis accueilli avec un super repas ! Il ne me reste plus qu’à trouver un travail maintenant…

Billet écrit le 21/03/2013


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21/03/2013

02/05/2013