Chroniques australiennes


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Enfin un peu d’action à Melbourne ! Je commençais en effet un peu à tourner en rond en attendant l’arrivée de Thomas et notre départ vers Perth (je reparlerai de ça en détails dans un prochain billet) et ce mini road-trip sur la Great Ocean Road, réputée la plus belle route d’Australie, a été un vrai bonheur.

Tout commence par la rencontre avec Nicki, l’amie d’une amie de Christian, qui nous propose, après avoir entendu que nous aimerions bien partir nous balader un peu dans les environs de Melbourne, de nous passer sa voiture, qui ne lui sert de toute façon pas énormément en ce moment. Difficile de refuser ! Nous nous entendons sur une date, ce sera lundi 15 et mardi 16 avril, principalement parce que ce sont les jours de repos de Christian. Elle nous passe la voiture dimanche et, après les quelques recommandations d’usage pour une personne habituée à conduire à droite, nous voilà enfin avec un moyen de locomotion !

Le lendemain nous partons à 8h, avec les couettes qu’on a à l’appart (il commence à faire bien froid et on va dormir dans la voiture) et quelques couverts, histoire de pouvoir « cuisiner » un minimum : en route pour l’aventure ! La première étape est Geelong, qui nous sert plus de repère qu’autre chose, nous loupons en effet la sortie de l’autoroute vers le centre ville et ne faisons donc que la contourner. Nous ferons nos courses plus loin ! La signalisation ici est d’ailleurs assez brutale et ne laisse pas beaucoup de temps pour prendre une décision, nous allons pouvoir le constater à plusieurs reprises. Mais bon, on est là pour visiter donc ce n’est pas vraiment un problème. Après Geelong, nous arrivons à Torquay, le point de départ de la Great Ocean Road (dont le nom « technique » est B100) où nous achetons de quoi faire des sandwichs.

Le début de la B100 (je vais opter pour ce nom qui est certes moins beau mais beaucoup plus court !) donne l’impression de rouler dans la savane, les champs en bordure de route sont secs avec quelques eucalyptus et on s’attendrait presque à voir surgir une girafe au détour d’un virage. Tout commence vraiment après Anglesea : la route longe alors la côte et les paysages prennent une toute autre ampleur ! Des grandes plages d’un côté, des collines verdoyantes de l’autre et une route sinueuse entre les deux. Notre premier arrêt est à Erskine Falls, les plus belles chutes du coin d’après notre guide. La route pour s’y rendre passe au milieu d’une forêt d’eucalyptus, c’est un vrai bonheur d’y rouler les fenêtres ouvertes. Les chutes en elles-mêmes ne sont pas plus impressionnantes que ça, mais le cadre est magnifique.

Nous repartons ensuite sur la B100 et faisons une pause pique-nique sur une plage déserte avec quelques impressionnants spécimens d’algue échoués sur le sable. L’étape d’après est le passage obligé par la Grey River Road, une route bordée d’eucalyptus hébergeant quelques koalas sauvages. Ils sont bien là quand nous y arrivons, haut perchés sur la fourche d’une branche, bien calés et bougeant à peine, si ce n’est leur bras pour arracher une ou deux feuilles d’eucalyptus. Bref le spectacle est loin d’être passionnant. Les nombreux perroquets aux couleurs vives et autres sortes de moineaux avec une queue bleu azur sont bien plus beaux à voir.

L’appel de la route se fait sentir et nous longeons quelques paysages sublimes, avec un début de coucher de soleil qui les colore façon carte postale. On profite d’un village un peu plus gros pour acheter quelques provisions pour ce soir, et on décide de se la jouer « roots » : boîtes de conserve de beans et spaghetti avec saucisses. On mange les beans froids un peu plus loin, sur un parking face à la mer, et c’est plutôt bon. La nuit étant maintenant tombée, nous partons à la recherche d’un endroit agréable où passer la nuit. L’idéal serait d’avoir la mer à nos pieds en nous réveillant. On finit par s’arrêter sur une sorte de parking au bord de la B100 depuis lequel nous avons l’impression que nous pourrons voir la mer (si on se fie à notre ouïe). On part explorer un peu les environs, en espérant atteindre une plage, mais après une bonne demi-heure de marche à la lumière de la frontale, nous abandonnons cette idée et, après avoir fait quelques photos en light painting, nous rebroussons chemin vers la voiture. On a bien faim et les spaghettis nous attendent ! Malheureusement, c’est vraiment à la limite du mangeable et nous espérons que la faune locale appréciera davantage ce mets délicat que nous… Il fait bien froid ce soir et après avoir regardé un film, j’essaie tant bien que mal de trouver une position agréable pour dormir, ce qui n’est pas idéal sur un siège de voiture en position allongée.

Le matin la vue est superbe, avec le soleil rasant sur des collines et la mer en contrebas, on a bien choisi notre endroit ! Par contre on pouvait toujours marcher pour rejoindre la mer, il y avait 7 km de marche d’après un panneau… On reprend la voiture et empruntons, un peu par hasard, un petit chemin de traverse qui nous amène, après une route bien cabossée, à un morceau de la Great Ocean Walk, un long chemin de randonnée de 104 km qui longe également la côte. On suit ce chemin pendant 45 bonnes minutes sans croiser un seul autre promeneur et traversons des forêts d’eucalyptus qui mènent à des points de vue superbes. Nous voyons même furtivement quelques kangourous qui détalent rapidement dans les fourrés à notre approche. Une balade vraiment agréable, dans un environnement protégé si l’on en croit les stations de nettoyage de chaussures régulièrement espacées qui, en plus des brosses, nous proposent de plonger nos semelles dans un produit désinfectant. Apparemment il s’agit de lutter contre l’invasion d’un champignon nocif à a flore locale.

En voulant retourner sur la B100 on se perd un peu et on finit par se retrouver en haut d’une colline, à côté d’un champ avec des vaches. On décide de pique-niquer ici, avec une vue superbe sur la côte et un soleil bien agréable. Retour sur la B100, cette fois-ci sans se tromper, direction les 12 apôtres, l’attraction touristique de cette route. Après quelques minutes de voiture, nous arrivons à l’endroit dit, et on sent tout de suite la machine touristique : grand parking, centre d’informations… On se pose un peu plus loin, histoire de pouvoir descendre sur la plage et avoir une jolie vue sur les formations rocheuses qui ont pour nom les 12 apôtres : des énormes blocs de calcaire qui se sont détachés progressivement des falaises sous l’effet des vagues et forment comme une procession immobile dans l’eau mouvementée. Christian en profite pour laisser un message version XL sur la plage qui fait marrer les touristes, même si la grande majorité ne doivent rien comprendre… En repartant, nous voyons sur le bas-côté de la route un echidné, une sorte de gros hérisson. Nous nous arrêtons pour le voir de plus près, mais c’est un animal très craintif et dès qu’il nous voit approcher, il se met en boule et s’agrippe au sol avec ses puissantes griffes. Après être resté immobile sans parler pendant quelques minutes, il finit par se dérouler en avancer lentement vers sa mystérieuse destination ce qui nous permet de le photographier.

Nous nous dirigeons maintenant vers les lacs qui sont juste au-dessus de la B100, histoire de changer un peu de paysage. Nous finissons par arriver à la ville de Colac, en bordure du lac portant le même nom. Nous nous baladons un peu dans le jardin botanique au bord du lac, fondé en 1868, assez agréable, et on se pose au bout d’une jetée qui donne sur du sable… Le niveau de l’eau a dû baisser depuis ! Après cela, on va se balader un peu dans la ville. La rue principale est morte, on entre dans un bowling, mais toutes les lignes sont réservées, comme tous les mardi soir apparemment, nous repasserons un peu plus tard observer les bowlers locaux aux scores impressionnants : la plupart au-dessus de 200, jusqu’à 260… Par contre ils n’ont pas vraiment l’air de s’amuser, un strike leur arrache à peine un sourire. Nous trouvons ensuite un bar ouvert et on y prend une pinte de bière en faisant une partie de billard sur une table très moyenne avec des queues tordues. L’avantage c’est qu’avec tous ces handicaps, la partie dure plus longtemps et nous occupe pendant une bonne demi-heure. Ayant épuisé toutes les activités de Colac, nous retournons vers la voiture et, en cherchant un endroit pour dormir, nous trouvons un barbecue gratuit comme il y en a souvent ici. On s’arrête donc pour faire cuire nos quelques conserves de beans : ça fait du bien de manger chaud !

Une fois rassasiés, nous partons en quête d’un emplacement avec vue sur le lac. On finit par entrer dans un camping sans barrière et personne pour nous accueillir. On se pose donc dans un coin et on s’endort rapidement. Le lendemain matin nous partons tôt, sans demander notre reste, de ce qui est très probablement un camping payant pas très doué pour accueillir des campeurs la nuit… Le retour vers Melbourne est sans encombres, on est tout de même surpris de voir des cyclistes rouler sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute, ce qui est autorisé ici si l’on en croit les panneaux… On revient fatigués mais contents, prêts à remettre ça la semaine prochaine !

Billet écrit le 20/04/2013


touky

Bon ben c'est cool de voir que tu pars à l'aventure ;) ça manque un peu d'insectes flippants, mais ça a l'air marrant !

20/04/2013 à 16:11:40 +02:00

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