Chroniques australiennes


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Une journée à Sydney

Ce dimanche, je me réveille vers 9h30, après une bonne nuit de sommeil dans ma coloc Coréenne (située dans Chippendale, un quartier proche du centre et plutôt étudiant). Eh oui, je partage ma chambre avec un Coréen et l’appartement avec 4 autres, heureusement qu’ils parlent un peu anglais ! On a enfin une vraie journée d’été : grand soleil, pas de nuages, 35° à l’ombre… Je commence par faire quelques courses dans le grand centre commercial juste à côté, histoire de pas arriver les mains vides au pique-nique qui m’attend : une sorte de bleu/brie, du pain de mie (y’a pas de baguette ici…), des pistaches et une bouteille de rouge. Pour le vin, comme on ne trouve pas d’alcool dans les grandes surfaces, je suis allé juste à côté, dans une bottle shop, un endroit réservé aux majeurs où on ne trouve que de l’alcool. De retour à l’appartement, j’appelle (et réveille par la même occasion) mon pote qui habite pas loin de chez moi et avec qui je me rends au pique-nique… On se rejoint 30 minutes plus tard, direction le Nielsen Park !

Ce parc n’est pas tout près et on doit prendre le train et le bus pour s’y rendre. Qu’à cela ne tienne, direction Central Station pour emprunter la ligne qui nous amène à Edgecliff, où nous devrons prendre le bus. Ici, les trains ressemblent plus au RER qu’au métro Parisien : ils ne passent pas très fréquemment (toutes les 10 minutes environ), desservent bien les banlieues mais assez peu la ville et cela coûte plus cher que le bus (3,4$ le billet, comparé aux 1,7$ du billet de bus). Par contre ils sont confortables et proposent un système ingénieux qui permet, en poussant la banquette, de changer son sens afin de toujours pouvoir être dans le sens de la marche.

Arrivés à Edgecliff, nous attendons le bus pendant une vingtaine de minutes (c’est ça d’être un dimanche…). Une fois dans le bus, il est difficile de savoir où descendre si on ne connaît pas bien le trajet. En effet, les stations n’ont pas de nom ou, si elles en ont un, il n’est jamais indiqué sur les plans et il n’y a donc pas moyen de savoir précisément où on est (sauf si l’on regarde les rues qu’on traverse et qu’on a un plan de la ville). On descend donc un peu au feeling, en même temps que d’autres français, en espérant ne pas être trop loin du parc. Heureusement, ce dernier est juste à 300 mètres et nous y entrons rapidement.

D’après Wikipedia, le Nielsen Park est un endroit où les Sydneysiders se retrouvent pour pique-niquer et passer du bon temps depuis bien longtemps et on comprend aisément pourquoi ! Beaucoup d’arbres qui donnent ce qu’il faut d’ombre, une pelouse bien épaisse (comme partout ici), une jolie plage (Shark Bay) juste au bout du parc, et plein de balades à faire. Cela pourrait être pire ! Nous arrivons vers 14h30 (le rendez-vous était à 13h, on l’a jouée à la française…) et le parc est rempli de personnes installées dans l’herbe en train de manger ou de se reposer. D’ailleurs ils ne plaisantent pas avec les pique-niques ici ! Tous ont une énorme bâche posée au sol, des chaises pliantes pour s’asseoir confortablement, et même des tentes pour se protéger du soleil au cas où il ne reste plus de place sous les arbres… On est loin d’être si bien équipés ! On se dirige donc tranquillement vers la plage et on se pose dans un coin agréable à l’ombre de grands rochers. La zone de baignade dans la baie est délimitée par des filets qui empêchent aux requins, apparemment assez nombreux dans le coin, de passer. On grignote un peu en attendant que la personne qui nous avait proposé ce pique-nique nous rejoigne et on se dirige vers son groupe d’amis, un peu plus loin dans le parc.

Ces derniers sont très sympas et plutôt du genre cool : ils travaillent dans la naturopathie, sont adeptes de yoga, tantrisme et autres styles de vie alternatifs. L’un d’eux a un instrument incroyable, une sorte de steel-drum inversé qui produit un son très planant et agréable quand on tapote dessus, ce qu’il fait très bien ! Après avoir un peu papoté et mangé, direction la plage, pour le deuxième bain de mon séjour !

L’eau n’est pas vraiment chaude, mais comme il fait un grand soleil avec peu de vent, ce n’est pas très grave. Sans compter que nous sommes dans une baie, il y a donc peu de vagues et il est possible de nager, contrairement à Bondi Beach… Après m’être baigné, je me fais sécher au soleil australien, mais pas longtemps : ça tape vite très fort et, vu la pâleur de mon torse, je n’ai pas envie de risquer un coup de soleil… Je retourne donc vers le parc et me balade un peu dans le coin avec des personnes du pique-nique. L’endroit est vraiment agréable, avec des vues magnifiques sur Sydney !

Je dois être à l’héliport à 19h15 pour mon vol au-dessus de Sydney, donc à 18h je dis au revoir, sors du parc et effectue, sous la chaleur de cette journée de début d’été, le parcours du bus dans le sens inverse en regardant derrière moi toutes les 20 secondes pour voir si un taxi n’arrive pas. Cela finit par être le cas après une bonne vingtaine de minutes de marche, juste quand je commençais à me dire que jamais je n’arriverai là bas à temps… Je m’installe à côté du conducteur, comme tout le monde fait ici quand on est seul, et profite du trajet pour lui parler. Il me raconte qu’il a déjà pris l’hélicoptère une fois mais que ça lui a fait peur, peut-être a-t-il le vertige ? Je verrai bien ce qu’il en est pour moi !

J’arrive devant l’héliport à 18h50, finalement bien en avance, mais mieux vaut ça que d’être en retard et ne pas pouvoir décoller ! Après avoir payé mes 45$ (gloups) de taxi, je rentre dans le petit bâtiment, m’enregistre sur la feuille de vol et attends les deux autres personnes en lisant sur mon kindle. Quelques minutes après ils sont là : un jeune couple d’allemands venant de Munich, arrivés à Sydney il y a 4 jours et faisant un petit tour d’Australie après (Ayers Rock, la barrière de corail…). La réceptionniste (qui s’occupe un peu de tout hormis du pilotage des hélicoptères j’ai l’impression) nous pèse puis fait un brief de sécurité : il ne faut pas s’approcher de l’hélicoptère en fonctionnement et ne pas en sortir avant que le pilote nous l’ait dit. Nous avons ensuite droit à une démonstration de l’utilisation de notre ceinture de survie, contenant un gilet de sauvetage en cas de chute en mer (ce qui est hautement improbable, s’empresse-t-elle de nous dire). Après cela, le pilote arrive et nous accompagne sur le tarmac, nous voyons enfin l’appareil sur lequel nous allons voler : un Robinson R44 noir !

Le pilote me place devant, juste à côté de lui. Il parle quelques mots de français, il a de a famille en région parisienne et il y va régulièrement. Je ne comprends pas toujours bien, mais c’est marrant. Après nous avoir tous installés, il nous donne à chacun un micro-casque insonorisé afin de ne pas entendre le bruit que font les pales (et heureusement, parce que c’est vraiment bruyant dans la cabine sinon !). On a ensuite droit à toute la séquence de dialogue avec la tour de contrôle pour le décollage. Je n’y comprends rien, mais ça met bien dans l’ambiance ! Le décollage se fait tout en douceur, avec la Chevauchée des Walkyries dans le casque (par la suite ses goûts musicaux seront moins intéressants : techno commerciale à fond ; j’aurais préféré être dans le calme mais on ne peut pas tout avoir). C’est marrant de sentir l’hélicoptère s’élever dans les airs puis glisser tranquillement vers l’avant. Le cockpit étant majoritairement vitré, je vois partout sauf directement sous moi, ce qui permet vraiment d’observer les environs. Vu l’heure à laquelle nous partons (19h30), la première chose que nous voyons est un superbe début de coucher de soleil au loin. Nous approchons ensuite du centre, avec plusieurs passages au niveau de Circular Quay (là où se trouvent l’Opéra et le Harbour Bridge) qui nous laissent bien le temps de tout prendre en photo. La skyline est juste derrière et c’est vraiment impressionnant. Nous partons ensuite vers le nord, en direction de la plage de Manly qui, à cette heure ci, est presque vide, puis on redescend vers Bondi Beach où quelques valeureux surfers sont encore dans l’eau. Les vagues vues du haut semblent si petites, si insignifiantes, alors qu’une fois dans le bouillon, elles vous ballottent comme un bouchon de liège… Puis on descend jusqu’à La Perouse, l’endroit où le célèbre navigateur français a accosté juste après les anglais, et on remonte, pour finir, jusqu’à l’héliport en passant par Port Botany. 30 minutes de vol en tout, mais c’est passé à une vitesse…

L’atterrissage se passe sans problèmes et, une fois les pales stoppées, nous pouvons sortir de l’hélicoptère. Le pilote nous montre ensuite l’enregistrement de la vidéo qu’il vient de prendre avec les caméras du bord. Je comprends alors mieux pourquoi il mettait de la musique, c’est le son de la vidéo… Je passe mon tour (c’est tout de même 60$), mais le couple d’allemands l’achète. Nous repartons ensuite avec un taxi que nous partageons. J’arrive à l’appartement vers 21h30, la fin d’une journée bien remplie ! Et en bonus, pour ceux qui seront arrivés au bout de ce billet-fleuve, les deux vidéos prises pendant mon vol : Vol au-dessus de Sydney 1 et Vol au-dessus de Sydney 2. Bon visionnage !

Billet écrit le 29/11/2012


Caroline Montaudouin-Roy

Ah tiens j'avais pas vu qu'on pouvait laisser des commentaires à tes billets! T'es fou de te baigner à Shark Bay... rien que le nom ça fait flipper, et imagines qu'il y ai un trou dans le filet!!! Bon sinon plutôt sympa la journée, avec un bel aperçu de Sydney à la fin (par contre les films c'est un peu rapide, dur de bien voir)... Et arrêtes de faire de la pub pour le Kindle :p Bisous

29/11/2012 à 19:55:39 +01:00

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